Ministère des Pêches et des Océans
On trouve le homard de l’Atlantique le long de la côte Est de l’Amérique du Nord. Son habitat est constitué d’algues et de rochers qui lui fournissent nourriture et abri contre les prédateurs.
Techniques, lieux et saisons de pêche
Les pêcheurs de homards utilisent encore une technique de pêche traditionnelle qui consiste à jeter dans l’océan des casiers à homard fixés au bout de lignes, puis à les relever afin de récupérer les prises. Cette technique permet de respecter l’intégrité des fonds marins en réduisant au minimum les perturbations.
Le Canada compte 41 zones de pêche du homard (ZPH), situées dans les provinces du Québec, du Nouveau Brunswick, de la Nouvelle Écosse, de Terre Neuve et Labrador et de l’Île du Prince Édouard. La majeure partie de la pêche est côtière et se fait, en général, à moins de 15 kilomètres. Il existe également une pêche hauturière qui se pratique dans les bassins profonds et sur les bancs éloignés, au sud ouest de la Nouvelle Écosse, à environ 90 kilomètres du rivage.
Gestion de la pêche
Pêches et Océans Canada travaille en étroite collaboration avec l’industrie du homard à l’élaboration de plans de gestion intégrés pour la pêche dans les 41 zones de pêche du homard. Ces plans, qui tiennent compte des particularités de chacune de ces zones, définissent des mesures de gestion en accord avec ces particularités.
Au lieu d’un système de quotas, des mesures de limitation de l’effort de pêche comprenant des limites concernant l’équipement et le nombre de jours de pêche ont été mises en place afin de gérer la pêche côtière au homard. Les saisons de pêche au homard sont définies en fonction de chaque zone de pêche et échelonnées afin de respecter la mue estivale. Les quantités de homard débarquées se situent entre 45 000 et 50 000 tonnes par an.
La pêche hauturière du homard est ouverte toute l’année et le total autorisé des captures de 720 tonnes n’a pas changé depuis qu’il a été établi.
Gestion des répercussions environnementales
Plusieurs mesures de gestion ont été prises, en collaboration avec l’industrie, afin de limiter les répercussions de la pêche au homard sur l’environnement. Ces mesures comprennent, par exemple, des mesures de préservation et de gestion, telles que la limitation du nombre de casiers que les pêcheurs titulaires d’un permis de pêche peuvent mettre à l’eau et la détermination d’une taille minimale (et, dans certains cas, d’une taille maximale) de la carapace des homards pêchés (enveloppe extérieure). Ces limites de taille permettent de s’assurer que 50 p. 100 des femelles puissent se reproduire au moins une fois. Cet objectif a déjà été atteint dans plusieurs zones de pêche.


Au Canada, les homards femelles œuvés qui sont pêchés doivent être remis à l’eau afin de préserver le cycle reproductif et, ainsi, leur donner la possibilité de se développer, de frayer à plusieurs reprises et de produire plus d’œufs, d’une meilleure qualité. Certains pêcheurs marquent la queue des femelles d’une encoche en « V » avant de les remettre à l’eau. Cette encoche reste visible pendant des années et les femelles qui la portent ne peuvent être vendues et doivent être remises à l’eau.
La conception des casiers est également réglementée. Ceux ci doivent être munis de dispositifs d’évasion afin de réduire au minimum la capture de homards de taille inférieure à la taille réglementaire, ainsi que de panneaux et d’anneaux biodégradables afin d’éviter que les homards et les autres espèces marines ne soient piégés dans les casiers perdus en mer (« pêche fantôme »).

Pour certaines zones de pêche du homard, d’autres mesures de gestion ont également été prises, telles que des restrictions concernant la pêche nocturne et la pêche le dimanche, et ce, en vue de réduire l’effort de pêche.
Avis scientifiques émis par le Secrétariat canadien de consultation scientifique
L’évaluation des stocks de homard est effectuée par des pairs, notamment des experts externes et des pêcheurs, dans le cadre de processus d’examen scientifiques. L’évaluation des stocks est réalisée à intervalles réguliers pour toutes les zones de pêche du homard, individuellement ou en groupes de zones. Les résultats sont publiés sur le site Web du Secrétariat canadien de consultation scientifique de Pêches et Océans Canada (www.dfo-mpo.gc.ca/csas).
Certification des produits de la mer durables par le Marine Stewardship Council (MSC)
Un processus d’évaluation a été mis en place, le 6 août 2008, pour la zone de pêche du homard 41 (zone de pêche hauturière du homard au Canada) en vue de la certification par le MSC comme zone de pêche durable, certification qui a été obtenue le 2 juin 2010.
Pour plus de renseignements sur ce processus d’évaluation, visitez le site Web du MSC (www.msc.org).
Zones de pêche du homard au Canada atlantique

| 3 et 4 | Du 20 avril au 15 juillet |
| 9 à 12 | Du 20 avril au 30 juillet |
| 13 | Du 20 avril au 5 juillet |
| 14 | Du 5 mai au 10 juillet |
| 15 | Du 1er juin au 12 août |
| 16 | Du 20 mai au 10 août |
| 17 | Du 5 juin au 5 août |
| 18 | Du 20 mai au 31 juillet |
| 19, 21 et 23 | Du 9 mai au 9 juillet |
| 20a, 22, 24 | Du 1er mai au 30 juin |
| 26a, 26b et 29 | Du 1er mai au 30 juin |
| 20b | Du 8 mai au 7 juillet |
| 25 | Du 10 août au 10 octobre |
| 27 | Du 16 mai au 15 juillet |
| 28 | Du 10 mai au 9 juillet |
| 30 | Du 20 mai au 20 juillet |
| 31a | Du 30 avril au 30 juin |
| 31 et 32 | Du 20 avril au 20 juin |
| 33 et 34 | Du dernier lundi de novembre au 31 mai |
| 35 | Du 1er mars au 31 juillet, et du 15 octobre au 31 décembre |
| 36 | Du 1er avril au 29 juin, et du 2e mercredi de novembre au 14 janvier |
| 38 | Du 2e mercredi de novembre au 4e jeudi de juin |
| 40 | Fermée à la pêche au homard, côtière ou hauturière |
| 41 | Ouverte toute l’année |
